Gisors

 

Ville du centre-nord de la France, chef-lieu de canton du département de l'Eure, arrondissement des Andelys, en région Haute-Normandie, située sur l'Epte, aux confins du Vexin normand et du Vexin français. Gisors est une petite ville commerçante et résidentielle.

On peut y admirer un château des XIe-XIIe siècles — dont l'enceinte compte douze tours — érigé sous le duc Guillaume le Roux, et dominé par son donjon du XIe siècle. La collégiale Saint-Gervais-et-Saint-Protais date du XIIIe siècle, pour les parties les plus anciennes ; elle fut complétée jusqu'au XVIe siècle. On remarque, en particulier, un chœur du XIIIe siècle, une belle façade de style Renaissance et un portail sculpté.

Gisors fut la capitale du Vexin normand. Sa position de ville frontière explique son caractère fortifié et l'importance de son château pour les ducs de Normandie. Aussi fut-elle également au XIIe siècle le lieu de signature de plusieurs traités entre le roi d'Angleterre (également duc de Normandie) et le roi de France, en particulier dans la lutte qui opposa Henri II Plantagenêt à Louis VII et Philippe II Auguste. Sa position stratégique lui valut également d'être la cible de destructions en 1940, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Population (2007) :11 677 habitants.

Densité 700 hab. /km2

 
 

Le château de Gisors.

Le château de Gisors est une construction du XIe siècle (1096) décidé par Guillaume II d'Angleterre et confié à Robert II de Bellême dont le donjon occupe une motte castrale. Il est célèbre par la légende populaire du trésor des Templiers qui y serait caché, bien que le château n'ait jamais appartenu à l'ordre et que l'idée que les prisonniers templiers qui y ont séjourné brièvement en 1314, aient pu y cacher un trésor est pour le moins fantaisiste. Dans les années 1950, le gardien du château, Roger Lhomoy, entreprit le creusement de nombreux souterrains qui finirent par déstabiliser la motte et provoquer des fissures dans le donjon. L'homme assura avoir découvert des salles souterraines ainsi qu'une chapelle contenant le fabuleux trésor. Le maire ainsi que plusieurs habitants se rendirent sur les lieux mais le souterrain était tellement profond que personne ne voulut descendre. Le gardien reçut l'ordre de reboucher les creux, et personne ne put vérifier ses dires.

Un souterrain relierait le château à la tour de la Reine Blanche située à Neaufles-Saint-Martin, à 3 km du château.

Église Saint-Gervais et Saint-Protais.

La collégiale Saint-Gervais-Saint-Protais constitue un monument à l'architecture tout à fait remarquable, fruit des styles de différentes époques : Moyen Âge gothique et Renaissance. Cette église est classée aux Monuments historiques.

Consacrée par Calixte II, cette église voit sa nef ravagée par un incendie. Elle est reconstruite dès 1160. Grâce au financement de la reine Blanche de Castille, un chœur gothique est consacré en 1249. Il est élevé selon le modèle chartrain, avec une élévation à trois niveaux : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes percées d'oculi. À l'aide des financements des confréries de charité et des corporations de métiers, l'église connaît de nombreuses transformations dès la fin du XVe siècle, avec l'ajout de chapelles rayonnantes et d'un déambulatoire au niveau du chœur. Confiés ensuite aux Grappins, une famille d'architectes du Vexin, les travaux se poursuivirent au XVIe siècle avec la reconstruction de la nef et des chapelles des bas-côtés en style gothique flamboyant puis de la façade ornée de motifs Renaissance.

À l'intérieur se trouve un escalier à vis caractéristique de la Renaissance. À l'extérieur, la Grosse Tour (1542-1590) alterne étages dorique et ionique. C'est l'église principale de la paroisse de Gisors-Vallée d'Epte.

Ayant subi d'importantes destructions pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été patiemment restaurée.

 
 

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